La Quête des Trônes Infernaux : La Malédiction des 7 Péchés Chapitre 35-36 + INFO

Publié le 11 octobre 2026 à 00:31

La Quête des Trônes Infernaux : La Malédiction des 7 péchés Arthur et Suzette ainsi que Cornelius Et Vanir !!! 


CHAPITRE 35/70 — LA DÉESSE DES OCÉANS, LE DERNIER SOUFFLE DE SUZETTE

La nuit était devenue encore plus sombre au-dessus du village maudit.

Le brouillard s’étendait entre les ruines, les maisons tremblaient sous les explosions qui retentissaient au loin et, dans les profondeurs du manoir, une bataille d’une violence inimaginable faisait trembler les fondations de cet endroit condamné.

Pourtant, au milieu de ce chaos, une jeune magicienne aux longs cheveux verts courait aussi vite que ses jambes le lui permettaient, son sceptre fermement serré entre ses doigts, le souffle court et les yeux remplis d’inquiétude.

Suzette venait de quitter l’arène de sang, laissant derrière elle Vanir, qui s’était dressé seul face à Aurelius et Séraphine. Elle avait promis de revenir.

Elle avait promis de ne pas abandonner ses compagnons. Mais depuis plusieurs minutes, une sensation terrible lui broyait la poitrine. Quelque chose n’allait pas.

Une énergie familière, celle d’Arthur, semblait faiblir au fond de ce labyrinthe souterrain, tandis qu’une autre présence, beaucoup plus sombre, faisait trembler l’air autour d’elle. « Arthur… Tiens bon, espèce d’idiot… Je t’interdis de mourir avant que je sois revenue ! » murmura-t-elle en accélérant.

Elle traversa une ruelle déserte, sa robe bleue fouettant ses jambes, puis s’arrêta brutalement devant un vieux puits de pierre à moitié caché sous les racines d’un arbre mort. Une faible lueur blanche s’échappait de son ouverture. Suzette ferma les yeux et tendit sa main vers le vide. Elle sentit immédiatement cette énergie.

Celle d’Arthur. Faible, instable, mais bien présente. « Arthur… Tu es là-dessous… » Elle se pencha au-dessus du puits et aperçut une obscurité si profonde qu’elle semblait avaler la lumière elle-même. Un grondement retentit au loin, suivi d’une explosion qui fit trembler les pierres autour d’elle.

Suzette serra les dents. « Bon… C’est soit je saute, soit je reste ici à me demander si mon meilleur ami est en train de se faire transformer en décoration murale. Et franchement, j’ai déjà assez de problèmes dans ma vie.

» Elle inspira profondément, recula de deux pas, puis se lança dans le vide. « ARTHUUUUR ! J’ARRIVE ! » La chute commença immédiatement. Le vent lui fouettait le visage, ses cheveux verts s’envolaient dans toutes les directions et les parois du puits défilaient autour d’elle à une vitesse folle.

« MAIS POURQUOI J’AI SAUTÉ SANS RÉFLÉCHIR ?! » hurla-t-elle. « JE SUIS UNE MAGICIENNE, PAS UNE PIERRE ! JE SUIS CENSÉE UTILISER LA MAGIE POUR CE GENRE DE TRUC ! » Elle tenta de ralentir sa chute en créant plusieurs bulles magiques sous ses pieds, mais celles-ci éclatèrent les unes après les autres dans un bruit ridicule.

« FORMIDABLE ! MES BULLES VIENNENT DE DÉMISSIONNER ! » Elle finit par atterrir brutalement dans un tas de poussière et de gravats. « AÏE ! Mon derrière ! » Elle resta quelques secondes allongée sur le dos, les bras écartés, les yeux fixés sur le plafond. « Je vais finir par demander une augmentation à l’univers.

Ce n’est pas possible d’avoir autant de malchance en une seule journée. » Puis elle se redressa, secoua la poussière de sa robe et observa les alentours. Elle venait d’arriver dans une immense galerie souterraine, un réseau de couloirs de pierre qui s’étendait dans plusieurs directions. Des racines noires traversaient les murs, des flaques d’eau stagnante recouvraient le sol et des lanternes magiques clignotaient faiblement au plafond.

L’air était humide, lourd, presque impossible à respirer. Une odeur de terre mouillée, de sang et de moisissure emplissait les lieux.

Suzette porta une main à son nez. « Pouah… C’est quoi cette odeur ? Un cadavre oublié dans une cave depuis trois siècles ? » Elle fit quelques pas avant de s’arrêter. Une onde de choc traversa soudain les galeries. Les pierres vibrèrent, une pluie de poussière tomba du plafond et un bruit terrifiant résonna dans les profondeurs.

Suzette sentit immédiatement une aura glaciale lui parcourir le corps. Puis une deuxième. L’une était familière, puissante et chaotique. L’autre était si maléfique qu’elle semblait déformer l’espace lui-même. « Vanir… Et Hyde… » souffla-t-elle. Elle serra son sceptre contre elle.

« Mais qu’est-ce qui se passe là-haut ?! » Une nouvelle explosion retentit. Cette fois, elle fut accompagnée d’un grondement si violent que Suzette dut se plaquer contre le mur pour ne pas tomber. « Non… Non, non, non… Arthur, Vanir… Cornelius… Vous allez arrêter de faire trembler le monde pendant cinq minutes, oui ?! » Elle se remit à courir, suivant les traces d’énergie qu’elle percevait au fond des galeries.

Ses pas résonnaient sur les pierres humides. À chaque intersection, elle hésitait une fraction de seconde avant de choisir la direction qui lui semblait la plus sûre. Elle finit par arriver devant une immense porte de fer arrachée de ses gonds.

Des traces de griffures recouvraient les murs, et des marques noires semblaient avoir été brûlées directement dans la pierre. Suzette ralentit. « C’est quoi encore ce décor de cauchemar… » Elle passa la porte avec prudence, son sceptre prêt à lancer un sort. Et là, elle le vit. Un corps gisait au milieu de la pièce, dans une mare sombre.

La silhouette était immobile, mutilée, et son visage n’était plus reconnaissable. Suzette porta immédiatement une main à sa bouche. « Oh… Mon dieu… » Elle détourna les yeux, incapable de supporter cette vision plus longtemps. Son cœur battait à toute vitesse. Elle savait que ce lieu était dangereux, mais voir les conséquences de cette violence lui rappelait brutalement qu’ils n’étaient pas dans une simple aventure.

Ici, les gens mouraient réellement. Elle reprit sa route, plus déterminée que jamais. « Arthur… Réponds-moi… S’il te plaît… » Quelques minutes plus tard, elle entendit un bruit de respiration irrégulière. Puis une voix faible, presque méconnaissable. « …J’ai… mal… » Suzette se figea. « Arthur ?! » Elle tourna brusquement la tête et aperçut enfin son compagnon, allongé contre un mur, le visage couvert de poussière et de larmes, les vêtements déchirés et les mains tremblantes.

À côté de lui, Ruby et les autres captifs étaient regroupés dans un coin de la galerie. Arthur tenait Jixy dans ses bras, incapable d’accepter ce qui venait de se produire. Suzette sentit son cœur se serrer. Elle courut vers lui et s’agenouilla à ses côtés. « Arthur ! » Il releva lentement la tête. Pendant quelques secondes, il resta immobile, comme s’il n’arrivait pas à croire ce qu’il voyait. Puis ses yeux s’agrandirent. « …Suzette ? » Sa voix se brisa. « C’est… c’est toi ? » « Oui, espèce d’idiot ! C’est moi ! » Elle lui attrapa les épaules. « Je suis là ! Je suis revenue ! » Arthur se mit à trembler.

« Suzette… » Il baissa la tête, les larmes coulant sur ses joues. « J’ai cru… J’ai vraiment cru que j’allais tous vous perdre… » Suzette le serra immédiatement dans ses bras. « Chut… Je suis là. Je suis là, Arthur… » Il s’accrocha à elle comme un enfant, incapable de retenir ses sanglots.

« J’ai promis de les sortir d’ici… J’ai promis à Jixy… Je lui ai promis… » Suzette ferma les yeux, sentant elle-même les larmes lui monter. Elle posa doucement une main derrière sa tête. « Je sais… Je sais, Arthur… Tu as fait tout ce que tu pouvais. » Pendant quelques instants, aucun des deux ne parla. Seuls les grondements lointains et les respirations tremblantes des captifs remplissaient la galerie. Puis Arthur renifla bruyamment. « …Je crois que j’ai aussi fait caca dans mon pantalon.

» Suzette resta silencieuse. Elle cligna des yeux. Puis elle recula lentement pour le regarder. « …Pardon ? » Arthur baissa les yeux. « J’ai dit que je crois que je me suis chié dessus . » Un silence absolu tomba dans la pièce. Ruby, malgré ses blessures, leva lentement la tête.

Un autre captif détourna les yeux. Suzette fixa Arthur avec une expression impossible à décrire. « Arthur… » « Oui ? » « Tu viens de me faire vivre le moment le plus émouvant de ma vie, et tu viens de le transformer en catastrophe sanitaire. » Arthur renifla. « Désolé… C’est ma façon de gérer le stress.

» Suzette se passa une main sur le visage. « Je vais vraiment finir par t’étrangler. » Mais elle ne put s’empêcher de sourire. Elle posa sa main sur son épaule et observa rapidement ses blessures. « Bon. Tu vas bien ? Enfin… Non, tu ne vas pas bien, mais tu es vivant. C’est déjà ça. » Arthur hocha faiblement la tête. « Je crois… » Suzette ferma les yeux et se concentra. Une douce lumière bleue apparut autour de ses mains.

« Ne bouge pas. Je vais te soigner autant que possible. » Elle posa ses paumes sur son torse et la magie commença à circuler dans son corps. Les plaies les moins graves se refermèrent lentement, tandis que son souffle devenait un peu plus régulier. Arthur grimaça. « Aïe… » « Désolée… » murmura-t-elle.

« Je sais que ça fait mal. » « Non, non… Continue… J’ai connu pire… » Il marqua une pause. « Enfin, je crois. » Suzette soupira. « Tu es vraiment le pire patient que j’aie jamais eu. » Elle termina son sort et retira lentement ses mains. « Voilà. Ça devrait t’aider à tenir debout, mais ne t’attends pas à courir un marathon.

» Arthur se redressa péniblement. « Merci… » Puis il regarda autour de lui, comme s’il se souvenait soudain de quelque chose. « Attends… Et Vanir ? » Suzette baissa légèrement les yeux. « Il est resté derrière pour nous permettre de rejoindre les galeries. Il affrontait Aurelius et Séraphine. » Arthur pâlit. « Quoi ?! Il est resté seul contre les deux ?! » « Oui… » Elle détourna le regard.

« Il m’a dit de te botter le cul de sa part. » Arthur cligna des yeux. « …Il m’a vraiment dit ça ? » « Oui. » « Même dans une situation pareille, ce type trouve le moyen de me menacer. » Suzette esquissa un sourire.

« Il a aussi dit qu’il te préparerait ses meilleurs plats quand cette affaire serait terminée. » Arthur resta silencieux un instant. Puis il sourit faiblement. « …Alors il faut absolument qu’on le retrouve. » Suzette hocha la tête.

« Oui. Mais avant ça… Il faut s’occuper de ce qui arrive. » À peine avait-elle terminé sa phrase qu’un grondement terrible résonna dans les profondeurs du souterrain. Les murs tremblèrent. Des fissures apparurent dans la pierre et une vague d’énergie noire traversa la galerie. Arthur se figea. Il connaissait cette présence.

Il l’avait déjà ressentie. Cette aura qui semblait avaler toute lumière, cette sensation de mort imminente qui lui avait glacé le sang quelques minutes plus tôt. « …Asvarok… » murmura-t-il. Suzette tourna brusquement la tête.

« Quoi ?! » Arthur serra les dents. « Il est encore là… » Son regard changea. La peur était toujours présente, mais elle était désormais accompagnée d’une détermination nouvelle. « Et Cornelius… » Il se redressa avec difficulté.

« Il est en danger. » Suzette sentit un frisson lui parcourir le dos. « Arthur… » Elle posa une main sur son bras. « On va les retrouver. Tous les deux. Je te le promets. » Arthur hocha la tête, puis observa les captifs. Ruby, Yubel et les autres le regardaient avec une inquiétude silencieuse.

Il s’approcha d’eux et s’agenouilla. « Écoutez-moi… Je sais que vous avez peur. Je sais que vous avez vécu des choses horribles. Mais on va vous sortir d’ici. Je vous le promets. » Ruby baissa la tête. « Arthur… » « Non, écoutez-moi. » Il essuya ses larmes d’un revers de manche. « Je ne sais pas encore comment on va faire, mais on va trouver une solution. Suzette est là, Vanir est quelque part en train de détruire la moitié du manoir et Cornelius… » Il marqua une pause.

« …Cornelius est Cornelius. Je ne sais même pas comment expliquer ça. » Suzette souffla du nez. « C’est probablement la meilleure description possible. » Arthur reprit, plus doucement : « Alors tenez bon. On va rentrer chez nous. Tous ensemble. » Un faible sourire apparut sur le visage de Ruby.

« Merci… » Arthur lui tendit la main. « Allez. On va bouger. » Mais avant qu’ils puissent faire un pas, une voix résonna soudain dans la galerie. Une voix profonde, glaciale, qui semblait venir de partout à la fois. « Comme c’est touchant… » Arthur se figea. Suzette se retourna immédiatement, son sceptre levé. « …Qui est là ? » Un rire grave résonna dans les ténèbres. « Vous avez vraiment cru que vous pouviez quitter cet endroit ? » L’air devint soudain glacial.

Les lanternes s’éteignirent une à une. Puis, au fond de la galerie, une silhouette apparut dans un nuage de fumée noire. Une présence si écrasante que même Suzette sentit ses jambes trembler. Arthur recula d’un pas.

« …Non… » La silhouette avança lentement, ses pas résonnant sur les pierres humides. Une paire d’yeux rouges s’ouvrit dans l’obscurité. « Vous avez assez joué… » murmura la voix. « Il est temps de mettre un terme à cette petite rébellion. » Suzette serra son sceptre à deux mains. Arthur se plaça instinctivement devant les captifs.

Son cœur battait si fort qu’il avait l’impression qu’il allait exploser. Puis il releva la tête et fixa l’ombre qui avançait vers eux. « …Suzette… » murmura-t-il. « Oui ? » « Je crois que mon trou du cul va encore morfler.

» Suzette ferma les yeux une seconde. « …Arthur. » « Oui ? » « Si on survit à cette nuit, je te jure que je te fais avaler ton pantalon. » Et dans les ténèbres du souterrain, alors que la silhouette continuait d’avancer, le combat pour leur survie allait reprendre.

Le silence qui régnait dans les galeries souterraines fut brutalement déchiré par un rugissement monstrueux qui fit trembler les murs, tomber des morceaux de pierre du plafond et vaciller les dernières lanternes encore allumées. Arthur, qui venait à peine de retrouver Suzette, sentit son sang se glacer.

Les captifs se recroquevillèrent instinctivement contre les murs, tandis que la jeune magicienne se retourna, son sceptre fermement serré dans sa main. Une immense pression magique venait de s'abattre sur les galeries, une énergie si noire et si écrasante qu'elle semblait aspirer jusqu'à l'air contenu dans leurs poumons. Puis une voix résonna dans les profondeurs, grave, furieuse et remplie d'une colère presque inhumaine.

« ÇA SUFFIT ! VOUS AVEZ FINI, OUI ?! » Asvarok venait de réapparaître. Sa silhouette se dessina au milieu de la fumée, ses deux yeux, l'un noir et l'autre rouge, fixant le groupe avec une froideur terrifiante. Autour de lui, l'espace semblait se déformer, comme si la réalité elle-même avait peur de rester à proximité de cet être.

Il observa Arthur, puis Suzette, avant de pousser un soupir profondément agacé. « Sérieusement… Vous êtes encore en train de discuter ? Je vous laisse quelques minutes et vous transformez cette galerie en salle de réunion pour personnes condamnées ! » Arthur déglutit.

« Alors déjà, bonsoir à toi aussi, monsieur le trou noir sur pattes. » Asvarok tourna lentement la tête vers lui. « Qu'est-ce que tu viens de dire ? » « Rien ! J'ai dit que… que tu avais une présence remarquable ! Une présence très… sombre ! » Suzette lui donna un coup de coude.

« Arthur, ferme-la ! » « Mais quoi ?! J'essaie de créer une ambiance diplomatique ! » Asvarok leva une main et observa Arthur de haut en bas avec un mépris glacial. « Et toi, achète un déodorant. Ton odeur arrive avant toi. » Un silence tomba. Arthur resta bouche bée. « …Pardon ? » Suzette plaqua une main sur son visage.

« Oh non… » Asvarok poursuivit, imperturbable : « Je sens la peur, la transpiration et quelque chose que je préfère ne pas identifier. » Arthur regarda discrètement son pantalon. « Bon… Je reconnais que les circonstances ne m'ont pas permis de préserver une hygiène irréprochable, mais ce n'est pas une raison pour m'humilier devant tout le monde ! » Ruby, malgré sa fatigue, détourna le visage pour cacher un petit sourire.

Asvarok leva alors les deux bras. « Assez. Vous allez tous disparaître. » Le sol se mit à vibrer. Au centre de la galerie, une petite sphère noire apparut, flottant à quelques centimètres du sol. Elle ne produisait aucune lumière. Au contraire, elle semblait avaler celle des lanternes, des pierres et même les ombres qui l'entouraient. En quelques secondes, la sphère grandit jusqu'à atteindre la taille d'une maison. Un vent violent se leva.

Des cailloux, des morceaux de bois, des armes abandonnées et des débris de pierre furent aspirés vers le centre de cette obscurité. Les captifs hurlèrent. « ACCROCHEZ-VOUS ! » cria Arthur en attrapant le bras de Ruby. Mais le sol se fissura sous leurs pieds. Une force colossale les tira vers le trou noir.

Yubel glissa sur les pierres, Jixy n'était plus là pour être protégé, et les autres prisonniers se cramponnèrent désespérément aux barreaux d'une ancienne cellule. Arthur sentit ses pieds quitter le sol. « MAIS C'EST QUOI CE TRUC ?! UN ASPIRATEUR À MONSTRES ?! » Suzette planta son sceptre dans le sol et tendit ses deux mains vers les captifs. « BULLE DE PROTECTION ! » Une immense sphère bleue se déploya autour d'eux. Elle engloba Arthur, Ruby, Yubel et les autres survivants, formant une sorte de combinaison magique qui les enveloppa d'une lumière protectrice. Le vent frappa la bulle avec une violence terrible.

Les parois bleues se déformèrent sous la pression du trou noir, mais résistèrent. Suzette serra les dents. « Je ne vous laisserai pas les toucher ! » Asvarok tourna lentement la tête vers elle. « Tu crois vraiment que tes petites bulles peuvent arrêter le néant ? » Suzette ne répondit pas.

Elle se concentrait de toutes ses forces pour maintenir la protection. Des gouttes de sueur coulaient sur son front, ses jambes tremblaient et ses doigts commençaient à s'engourdir. Arthur, à l'intérieur de la bulle, se retourna vers elle. « SUZETTE ! TU VAS BIEN ?! » « OCCUPE-TOI DES AUTRES ! » « MAIS TU ES EN TRAIN DE TENIR UN TROU NOIR À TOI TOUTE SEULE ! » « JE SAIS, ARTHUR ! MERCI POUR CETTE OBSERVATION ! » « JE TROUVAIS ÇA IMPORTANT DE LE SIGNALER ! » Une fissure apparut sur la surface de la bulle. Suzette grimaça. Elle savait qu'elle ne pourrait pas tenir longtemps.

Son regard se posa alors sur une petite poche cachée sous sa robe. Elle y glissa discrètement la main et en sortit une clé ancienne, ornée de symboles bleus et argentés. Arthur aperçut l'objet. « …Attends. C'est quoi, ça ? » Suzette inspira profondément. « Arthur… Prépare-toi. » Il regarda la clé, puis la jeune femme. « Pourquoi tu as l'air aussi sérieuse ? » « Parce que je vais utiliser une des trois clés sacrées.

» Arthur cligna des yeux. « Les trois clés sacrées ? » « Oui. Elles renferment des bêtes sacrées capables de combattre des ennemis que la magie ordinaire ne peut pas vaincre. » Arthur observa la clé avec un mélange d'espoir et d'inquiétude. « Et tu comptais nous annoncer ça quand ? Après ma mort ? » Suzette lui lança un regard noir. « Tu préfères que je te fasse un numéro fétichiste avec ma chaussette magique avant de sauver tout le monde ? » Arthur resta silencieux. Puis il leva lentement un doigt.

« …Je ne sais pas pourquoi, mais cette conversation prend une tournure que je n'avais absolument pas prévue. » Suzette lui donna un coup de poing sur l'épaule. « ESPÈCE D'ABRUTI ! » « AÏE ! MAIS JE N'AI RIEN FAIT ! » « TAIS-TOI ET REGARDE ! » Elle leva la clé sacrée au-dessus de sa tête. Une lumière bleue jaillit de l'objet, illuminant les galeries d'une lueur semblable à celle des profondeurs océaniques.

Les symboles gravés sur la clé se mirent à tourner. L'air devint soudain plus frais. Le vent du trou noir ralentit légèrement, comme si une force invisible venait de s'opposer à lui. Suzette ferma les yeux. « Par les eaux anciennes… Par les profondeurs éternelles… J'invoque celle qui veille sur les océans… Léatos ! » Une immense porte magique apparut derrière elle. Elle semblait faite d'eau et de verre, avec des vagues qui tournaient lentement autour de son cadre. Des poissons lumineux traversèrent sa surface, puis une silhouette se dessina au milieu de cette mer suspendue.

Une femme magnifique apparut dans une lumière bleue, ses longs cheveux couleur océan flottant autour d'elle comme s'ils étaient plongés dans l'eau. Ses yeux vert émeraude brillaient d'une sagesse ancienne. Une aura majestueuse l'entourait, et chaque mouvement de ses mains faisait apparaître de petites vagues lumineuses dans l'air. Arthur resta bouche bée. « …Wouah. » Il tourna la tête vers Suzette. « Attends, tu as une déesse des océans dans ta chaussette ?! » Suzette lui lança un regard meurtrier. « CE N'EST PAS UNE CHAUSSETTE MAGIQUE ! C'EST UNE CLÉ SACRÉE ! » « Oui, mais elle était quand même dans ta chaussette ! » « ARTHUR ! » La silhouette de Léatos posa doucement les pieds sur le sol. Elle observa les galeries, le trou noir, puis Suzette. Un sourire calme apparut sur ses lèvres. « Cela faisait longtemps, Suzette… Tu as bien grandi. » Suzette baissa légèrement la tête, émue. « Léatos… » La déesse s'approcha d'elle et posa une main sur sa joue. « Tu as changé.

Ton énergie est plus forte qu'autrefois, mais je sens aussi beaucoup de tristesse dans ton cœur. » Suzette détourna les yeux. « Je n'ai pas le temps de parler de ça… » Léatos observa alors Arthur et les captifs protégés par la bulle. Son regard devint plus sérieux. « Je comprends. Tu as besoin de ma force.

» Suzette serra la clé dans sa main. « Oui. Je t'en prie… Prête-nous ta puissance. Nous ne pouvons pas gagner sans toi. » Léatos resta silencieuse quelques secondes. Puis elle sourit. « Alors, je vais t'accompagner. Mais souviens-toi… Le pouvoir des océans ne se commande pas sans conséquence. » Suzette hocha la tête.

« Je sais. » La déesse tendit les bras. Une immense vague de lumière bleue se déversa dans la galerie. Les murs se couvrirent de symboles anciens, l'eau présente dans les flaques se mit à flotter dans les airs et des centaines de petites bulles lumineuses apparurent autour de Suzette.

La jeune magicienne ferma les yeux tandis que l'énergie de Léatos pénétrait en elle. Ses cheveux verts se soulevèrent dans un tourbillon magique. Sa robe bleue se mit à briller, et une aura immense se déploya autour de son corps. Arthur sentit immédiatement la différence. La pression du trou noir venait de diminuer.

« …Suzette… » murmura-t-il. La jeune femme ouvrit les yeux. Ils brillaient désormais d'une lumière bleu océan. « Asvarok… » Sa voix résonna dans toute la galerie. « Tu ne toucheras plus à mes amis. » Le monstre du néant la fixa. Pour la première fois, son expression changea légèrement.

« …Intéressant. » Il leva une main. Le trou noir se mit à grossir, aspirant les dernières pierres du plafond. « Voyons combien de temps tu peux tenir. » Suzette tendit son sceptre devant elle. « Léatos… À nous deux. » La déesse apparut derrière elle, immense et majestueuse, comme une silhouette formée par les profondeurs de la mer. « Montre-lui la puissance des océans. » Le combat commença.

Asvarok disparut dans un mouvement si rapide qu'Arthur ne vit même pas son déplacement. Une fraction de seconde plus tard, il réapparut derrière Suzette et lança un coup de poing chargé d'énergie noire. Mais la jeune femme se retourna au dernier moment et dressa une barrière d'eau devant elle.

Le choc fit exploser la surface magique dans un bruit assourdissant. Une onde de choc traversa les galeries, projetant des débris contre les murs. Suzette recula de plusieurs mètres, ses bottes glissant sur les pierres humides. « Ugh ! » Arthur se précipita contre la paroi de la bulle. « SUZETTE ! » Elle leva une main pour lui faire signe de rester en arrière. « JE GÈRE ! » Asvarok apparut devant elle et lança une série de coups rapides, chacun accompagné d'une décharge noire. Suzette esquiva le premier, bloqua le deuxième avec son sceptre, puis créa une bulle qui absorba le troisième.

Mais le quatrième la frappa de plein fouet et l'envoya contre un pilier. La pierre se fissura sous l'impact. « SUZETTE ! » hurla Arthur. La jeune femme tomba à genoux, le souffle coupé. Asvarok s'avança lentement. « Voilà donc la puissance des océans… » Il pencha légèrement la tête. « Je m'attendais à mieux. » Suzette essuya le sang au coin de sa bouche et se releva péniblement.

« Tu parles beaucoup… Pour quelqu'un qui passe son temps à créer des trous dans le sol. » Arthur ouvrit grand les yeux. « …Elle vient vraiment de le provoquer ? » Ruby murmura : « Elle est courageuse… » Arthur secoua la tête. « Non. Elle est complètement folle. Mais c'est pour ça que je l'aime bien.

» Asvarok poussa un rugissement. Le trou noir se contracta brusquement, puis libéra une immense vague d'énergie qui fonça vers Suzette. Elle leva son sceptre et cria : « MARÉE ÉTERNELLE ! » Une immense vague d'eau jaillit derrière elle. Elle était si grande qu'elle remplissait presque toute la galerie.

Des milliers de bulles lumineuses tournoyaient dans son sillage. Les deux attaques se rencontrèrent dans une explosion de lumière et d'obscurité. Le sol trembla. Les murs se fissurèrent. Le plafond s'effondra par endroits. Arthur se jeta sur les captifs pour les protéger des débris. « BAISSEZ-VOUS ! » La bulle magique de Suzette encaissa les impacts, mais sa surface se fissura davantage. « Suzette… » murmura Arthur.

« Tiens bon… » Au milieu de la tempête, Asvarok tendit ses deux mains vers la jeune femme. Deux trous noirs apparurent de chaque côté de son corps. Ils se mirent à tourner, aspirant l'eau, les pierres et même les vagues magiques qui l'entouraient. « Tu ne peux pas gagner ! » cria-t-il. « Tout ce qui existe finira par être avalé par le néant ! » Suzette serra les dents. « Peut-être… » Elle leva lentement son sceptre.

« Mais pas aujourd'hui. » Léatos apparut derrière elle, les bras écartés. Sa voix résonna comme un chant venu des profondeurs. « Suzette… Maintenant ! » La jeune femme rassembla toute son énergie. Les bulles qui flottaient dans la galerie se mirent à tourner autour d'elle, formant un immense cercle lumineux.

L'eau se rassembla dans les airs, créant une sphère gigantesque au-dessus de sa tête. Asvarok sentit immédiatement le danger. « Qu'est-ce que tu prépares ?! » Suzette ouvrit les yeux. « LA COLÈRE DES OCÉANS ! » Elle abattit son sceptre. La sphère explosa en une immense vague qui traversa la galerie. Asvarok tenta de l'absorber avec ses trous noirs, mais l'eau se divisa en milliers de courants qui l'encerclèrent de toutes parts.

Il disparut dans une ombre, réapparut derrière Suzette, puis tenta de l'attaquer à nouveau. Mais Léatos était déjà là. Une gigantesque main d'eau surgit du sol et le frappa de plein fouet. Asvarok fut projeté contre un mur, qui s'effondra sous l'impact. Il se releva immédiatement, furieux.

« PETITE SORCIÈRE ! » Il leva les bras et libéra une vague d'énergie noire si puissante que les lanternes explosèrent toutes en même temps. La galerie fut plongée dans l'obscurité. Seule la lumière bleue de Suzette éclairait encore les lieux. Arthur sentit son cœur battre à toute vitesse.

« …Suzette… » Il posa une main contre la bulle. « Je t'en prie… Reviens… » La jeune femme, au centre de la tempête, commençait à perdre ses forces. Ses jambes tremblaient. Son souffle devenait irrégulier. Mais elle continuait de tenir son sceptre, refusant de reculer. Léatos posa une main sur son épaule. « Suzette… Ton corps ne pourra pas supporter cette puissance très longtemps.

» « Je sais… » répondit-elle dans un souffle. « Mais si je m'arrête… Ils vont mourir. » La déesse baissa les yeux. « Alors nous allons terminer ce combat ensemble. » Asvarok se redressa au milieu des décombres. Son corps semblait se dissoudre dans l'obscurité. « Vous croyez vraiment pouvoir me vaincre ?! » Il ouvrit les bras. Un immense trou noir apparut au-dessus de lui, si grand qu'il engloutit une partie du plafond.

« JE SUIS LE NÉANT ! JE SUIS LA DESTRUCTION ! JE SUIS CELUI QUI EFFACE TOUT ! » Suzette leva son sceptre une dernière fois. « Et moi… » Elle inspira profondément. « …Je suis celle qui refuse de laisser ses amis disparaître. » Léatos sourit. « Alors, Suzette… Fais confiance aux océans. » La jeune femme ferma les yeux. Une lumière bleue immense jaillit de son corps. Les vagues se mirent à tourner autour d'elle, formant une spirale gigantesque. L'eau remplit la galerie, sans pourtant toucher les captifs protégés par la bulle.

Les murs se couvrirent de symboles anciens, et une voix mystérieuse résonna dans les profondeurs. « Par les eaux éternelles… Que le néant soit englouti. » Suzette ouvrit les yeux. « LÉATOS… CRONOS DES OCÉANS ! » Une immense vague bleue se déchaîna. Elle traversa les trous noirs d'Asvarok, les enveloppa, les comprima, puis les fit disparaître dans une explosion de lumière. Asvarok hurla.

« IMPOSSIBLE ! » Son corps se fissura, laissant apparaître des lignes lumineuses sous sa peau. Il tenta de se téléporter, mais les courants d'eau l'en empêchèrent. Il tenta de créer un nouveau trou noir, mais la magie de Léatos l'engloutit aussitôt. « NON ! NON ! JE SUIS LE NÉANT ! JE NE PEUX PAS… ! » Suzette tendit une dernière fois son sceptre vers lui. « C'est terminé. » Une lumière blanche traversa la galerie. Asvarok fut englouti par la vague, son corps se désintégrant peu à peu dans un tourbillon d'eau et de lumière.

Son dernier rugissement résonna dans les profondeurs, puis s'éteignit brutalement. Le silence retomba. Les trous noirs disparurent. Les pierres cessèrent de trembler. L'eau se dissipa lentement, retombant en fines gouttes sur le sol. Arthur resta immobile, incapable de comprendre ce qu'il venait de voir.

« …Suzette… » murmura-t-il. La jeune femme se tenait encore debout au milieu de la galerie, son sceptre dans une main. Léatos apparut derrière elle, un sourire paisible sur le visage. « Tu as réussi… » Suzette esquissa un faible sourire. « …On a réussi… » La déesse posa une main sur son épaule.

« Tu as bien grandi, Suzette. » Puis son corps commença à se transformer en lumière. Suzette leva les yeux vers elle. « Léatos… » « Il est temps pour moi de retourner dans ma clé. » La déesse sourit une dernière fois. « Prends soin de toi… Et de ceux que tu aimes. » Une lumière bleue enveloppa la silhouette de Léatos. En quelques secondes, elle disparut, laissant derrière elle une petite clé argentée qui retomba doucement dans la main de Suzette.

La jeune femme la serra contre son cœur. « …Merci… » murmura-t-elle. Puis ses jambes se dérobèrent. « Suzette ? » Arthur releva brusquement la tête. La jeune femme vacilla, son sceptre lui échappant des doigts. « SUZETTE ! » Il se précipita vers elle et la rattrapa juste avant qu'elle ne tombe au sol.

Son corps était froid, ses yeux fermés, et sa respiration semblait presque imperceptible. Arthur la serra contre lui. « Suzette ? Hé… Réveille-toi… » Il secoua doucement son épaule. « Allez… C'est fini… Tu as gagné… Tu peux te réveiller maintenant… » Aucune réponse. Arthur sentit son cœur se serrer.

« …Suzette ? » Il posa une main tremblante contre sa joue. « S'il te plaît… Dis quelque chose… » Ruby s'approcha lentement, le visage rempli d'inquiétude. « Arthur… » Il leva les yeux vers elle, les larmes coulant déjà sur ses joues. « Elle… Elle ne respire plus… » Sa voix se brisa. « Je ne sens plus son pouls… » Ruby porta une main à sa bouche. Yubel détourna les yeux, incapable de supporter cette scène.

Arthur serra Suzette contre lui, comme s'il pouvait la retenir dans ce monde simplement en refusant de la lâcher. « Non… Non, non, non… » Il secoua la tête. « Pas toi… Pas maintenant… » Ses épaules se mirent à trembler. « Tu m'avais promis… Tu m'avais promis qu'on rentrerait ensemble… » Il baissa la tête contre ses cheveux verts. « Suzette… Réveille-toi… » Sa voix devint un murmure désespéré.

« Je t'en prie… » Puis il se mit à hurler. « SUZETTE !!! » Son cri résonna dans toute la galerie, se répercutant contre les murs brisés, les portes de fer et les pierres humides. Il serra encore plus fort le corps inerte de son amie, incapable de retenir ses larmes. « SUZETTE ! RÉVEILLE-TOI ! JE T'EN SUPPLIE ! » Et dans les profondeurs du village maudit, alors que le silence retombait lentement sur les galeries, Arthur resta à genoux, tenant Suzette dans ses bras, persuadé qu'il venait de perdre la personne qui comptait le plus pour lui.


Chapitre 36/70 — Le Roi de l’Absurdité contre le Démon aux Deux Visages : Quand le Tonnerre Noir Dévore les Ténèbres

Quelques minutes plus tôt, dans les profondeurs du village maudit, alors que le combat entre Cornelius et Hyde était sur le point de faire trembler les fondations mêmes de cet endroit, une pression terrifiante s’abattit sur les environs. Le ciel, déjà couvert de nuages noirs, sembla se déchirer sous l’effet de deux auras qui s’opposaient avec une violence incroyable. D’un côté se tenait Cornelius, le maître de l’absurdité, un homme grand et maigre vêtu de son costume noir impeccable, dont les cheveux blonds retombaient légèrement sur son front. Son regard était calme, presque amusé, tandis que sa main droite reposait sur la poignée de son sabre. De l’autre se trouvait Hyde, dont le sourire inquiétant semblait annoncer une catastrophe imminente. Son manteau sombre flottait dans un vent qui n’existait pas, et ses yeux fixaient Cornelius avec une haine glaciale. « Alors, Cornelius… Tu comptes continuer à faire le malin longtemps ? » demanda Hyde d’une voix grave. Cornelius inclina légèrement la tête, puis afficha un sourire insolent. « Faire le malin ? Mon cher Hyde, je ne fais pas le malin. Je suis naturellement magnifique, supérieur et légèrement agaçant. C’est un don. » Hyde serra les dents. « Tu vas regretter d’avoir ouvert ta grande gueule. » Cornelius posa alors sa main sur la garde de son sabre et répondit tranquillement : « Tu sais, j’ai entendu cette phrase tellement de fois que je commence à croire que les gens manquent cruellement d’imagination. » Il dégaina sa lame dans un mouvement rapide, et une traînée de tonnerre noir traversa aussitôt l’air. Des éclairs sombres parcoururent le métal, tandis qu’une aura maléfique se répandait autour de lui, faisant trembler les pierres sous ses pieds. À plusieurs mètres de là, les fenêtres des maisons abandonnées explosèrent les unes après les autres. Hyde observa la lame, puis dégaina à son tour. Son sabre était plus sombre encore, presque entièrement noir, comme si la lumière elle-même refusait de s’y refléter. « Les sabres ne seront qu’un échauffement », murmura-t-il. Cornelius fit tourner son arme entre ses doigts avec une décontraction presque insultante. « Parfait. J’espère que tu as prévu un échauffement pour ton échauffement, parce que je suis un homme très exigeant. » Puis les deux adversaires disparurent dans un fracas de tonnerre.

Le premier échange — Deux monstres, une seule rue

Hyde réapparut en une fraction de seconde, accroupi sous le bassin de Cornelius, son sabre lancé dans un mouvement chirurgical destiné à le transpercer. Mais sa lame ne rencontra que du vide. Le corps de Cornelius se dissipa comme une image tremblante, laissant derrière lui une rémanence électrique. « Raté », murmura une voix dans son dos. Hyde eut à peine le temps de se retourner qu’un coup de sabre s’abattit sur lui. Il leva son arme et bloqua l’attaque dans une explosion d’étincelles noires. Le choc fit trembler les murs des maisons voisines. Les deux hommes reculèrent de quelques mètres, puis repartirent immédiatement à l’assaut. Leurs lames s’entrechoquaient à une vitesse folle, produisant des dizaines de flashs lumineux dans la rue plongée dans l’obscurité. Cornelius frappait avec une précision déconcertante, chaque mouvement semblant calculé pour pousser Hyde dans ses derniers retranchements. Hyde, de son côté, utilisait des déplacements impossibles, apparaissant tantôt devant lui, tantôt derrière, tantôt au-dessus de sa tête. Leurs sabres se croisèrent une nouvelle fois. Un éclair noir fendit le ciel, puis un deuxième. Les pavés se fissurèrent sous leurs pieds, et une maison entière s’effondra à quelques mètres du combat. « Tu commences à ralentir, Hyde ! » lança Cornelius en repoussant une attaque. « Tu veux que je te laisse un petit moment pour reprendre ton souffle ? » Hyde répondit par un coup si violent que Cornelius fut projeté contre un mur, mais celui-ci pivota dans les airs et retomba sur ses pieds. « Oh ! Joli ! Tu as enfin réussi à me décoiffer de trois cheveux. Je suis bouleversé. » Hyde rugit et fonça sur lui. Les deux lames s’entrechoquèrent encore et encore, jusqu’à ce qu’un craquement sinistre retentisse. Une fissure apparut sur le sabre de Cornelius, puis sur celui de Hyde. Les armes explosèrent presque simultanément, leurs fragments se dispersant dans la rue comme une pluie de métal. Un silence brutal retomba. Cornelius observa le manche brisé qu’il tenait encore dans sa main, puis leva lentement les yeux vers son adversaire. « Bah alors, Hyde ? C’est tout ce que tu sais faire ? » Hyde laissa tomber son arme détruite. Son sourire disparut. « Tu n’as encore rien vu. » Cornelius haussa les épaules. « C’est exactement ce que disent les gens juste avant de se faire ridiculiser. »

La marque des cinq années — Le cadeau empoisonné

Hyde disparut. Cette fois, Cornelius n’eut même pas le temps de tourner la tête. Un uppercut monstrueux le frappa en plein estomac. L’impact souleva son corps du sol et l’envoya à travers le plafond d’une maison, puis à travers plusieurs étages, dans un vacarme assourdissant. Les poutres éclatèrent, les pierres se brisèrent, et Cornelius traversa successivement quatre niveaux avant de finir sa course dans le grenier du bâtiment. Il s’écrasa contre le plancher, qui céda sous son poids, avant de retomber lourdement sur les débris. Pendant quelques secondes, il ne bougea pas. Hyde apparut au milieu du grenier, les mains dans les poches, puis s’approcha lentement de lui. « Tu vois, Cornelius… Il existe une différence entre être arrogant et être réellement puissant. » Cornelius cracha un peu de poussière, puis se redressa péniblement. « Tu as raison… Il existe effectivement une différence. » Hyde fronça les sourcils. Cornelius leva la tête et sourit. « Moi, je suis les deux. » Le sourire de Hyde s’effaça complètement. C’est alors qu’il remarqua quelque chose sur le torse de Cornelius. Des écritures noires venaient d’apparaître sur sa peau, formant des symboles étranges qui semblaient bouger sous son costume déchiré. Cornelius baissa les yeux. Son sourire se figea légèrement. Hyde éclata d’un rire sinistre. « Ah… Tu l’as enfin remarquée. » Les inscriptions se répandirent lentement sur le torse de Cornelius, comme des racines d’encre vivantes. « Écoute-moi bien, Cornelius. Dans cinq ans, cette marque aura recouvert la totalité de ton corps. Et lorsque cela arrivera… Tu ne seras plus simplement Cornelius. Tu seras moi. » Un silence pesant s’installa dans le grenier. Hyde s’approcha encore. « Même si je venais à mourir aujourd’hui, cette marque continuerait son travail. Elle ne peut pas être effacée. Tu peux me tuer, tu peux détruire mon corps, tu peux même réduire ce village en poussière… Mais tu ne pourras pas empêcher ce qui t’attend. » Cornelius resta immobile quelques secondes, puis leva lentement un doigt. « Attends une minute… » Hyde sourit. « Tu comprends enfin ? » Cornelius se mit soudain à rire. « Tu te fous de ma gueule ? » Hyde cessa de sourire. Cornelius se releva en époussetant son costume, puis observa les symboles noirs sur son torse avec un intérêt presque scientifique. « Donc, si je comprends bien, tu as passé je ne sais combien de temps à préparer une malédiction qui met cinq ans à faire son travail… » Il releva la tête. « Mais tu as oublié un détail important, mon cher Hyde. » — « Lequel ? » — « Tu as choisi le mauvais imbécile. » Hyde plissa les yeux. Cornelius éclata d’un rire plus fort encore. « Tu penses réellement avoir le mental nécessaire pour contenir ma folie ? Mon absurdité t’avalera avant même que ta marque ait terminé son petit travail ! » Hyde serra les poings. Pour la première fois, son expression laissait apparaître une véritable irritation. « Tu es complètement malade. » Cornelius posa une main sur son cœur. « Merci. C’est probablement le plus beau compliment que tu m’aies fait depuis notre rencontre. »

Le grenier explose — Le premier véritable coup

Hyde, désormais fou de rage, se téléporta devant Cornelius et tenta de lui asséner un coup de poing en plein visage. Mais Cornelius esquiva en inclinant simplement la tête sur le côté. Son mouvement était si fluide qu’il semblait avoir anticipé l’attaque depuis plusieurs secondes. Il pivota sur lui-même et frappa Hyde de toutes ses forces au niveau des côtes. Une décharge électrique sombre jaillit de son poing. L’impact fut si violent que plusieurs côtes de Hyde se brisèrent, et son corps fut projeté à travers la petite fenêtre du grenier. Le verre explosa dans un bruit cristallin. Hyde traversa la rue, passa au-dessus d’un toit et s’écrasa dans l’église du village, dont le clocher trembla dangereusement. Les cloches sonnèrent toutes seules sous la violence du choc. Cornelius sauta par la fenêtre brisée et atterrit sur le toit voisin, puis descendit dans la rue d’un bond. Il regarda l’église. « Je te préviens, Hyde ! Si tu détruis encore un bâtiment, je vais finir par croire que tu es jaloux de mon sens de la décoration ! » Dans l’église, Hyde tenta de se relever. Son souffle était court, ses jambes tremblaient, et du sang coulait au coin de sa bouche. Il posa une main contre un banc renversé pour se redresser. Mais avant qu’il ait pu faire un pas, une silhouette apparut devant lui. Cornelius se tenait là, les mains dans les poches, son costume noir flottant légèrement dans le vent. « Tu sais, je commence à comprendre pourquoi personne ne t’invite aux fêtes. » Hyde leva lentement les yeux. « Comment… ? » Cornelius pencha la tête. « Comment suis-je arrivé ici avant toi ? Très bonne question. J’attendais justement que tu me la poses pour faire une entrée dramatique. » Hyde poussa un cri de rage et tenta de l’attaquer, mais Cornelius disparut dans une image rémanente. Son adversaire frappa le vide. Une seconde plus tard, Cornelius réapparut derrière lui et lui asséna un coup violent qui le projeta contre un pilier. Le bois se fendit. Le plafond trembla. Une pluie de poussière tomba sur les bancs. Hyde glissa lentement le long du pilier, puis releva la tête avec un sourire qui n’avait plus rien d’humain. « Très bien… » murmura-t-il. « Puisque tu veux jouer… Jouons. »

La bouche des ténèbres — Un rayon capable de raser un village

Hyde ouvrit brusquement la bouche. Un craquement horrible résonna dans l’église, comme si sa mâchoire venait de se briser. Mais elle ne se brisa pas. Elle s’ouvrit davantage, beaucoup trop largement, jusqu’à révéler une obscurité si profonde qu’elle semblait avaler la lumière autour d’elle. Son visage se déforma, et une énergie noire jaillit de sa gorge. Cornelius fronça légèrement les sourcils. « Ah… Tu as décidé de manger ton adversaire ? » Hyde sourit. « Non. Je vais simplement te faire disparaître. » Cornelius fonça sur lui, son poing chargé d’électricité sombre. Il frappa directement au centre de cette bouche monstrueuse. Pendant une fraction de seconde, tout sembla s’arrêter. Puis une explosion retentit. Un rayon noir gigantesque jaillit de la gorge de Hyde et engloutit Cornelius. L’église fut traversée de part en part. Les murs explosèrent, le clocher s’effondra, et une onde de choc balaya la rue entière. Cornelius fut propulsé à travers le village sur près d’un kilomètre, emporté par la puissance du rayon. Les bâtiments s’effondrèrent sur son passage. Les toits s’envolèrent. Les pavés furent arrachés du sol. Une immense traînée de poussière et de fumée noire s’éleva dans le ciel, masquant presque entièrement la lune. Hyde referma lentement la bouche. Il resta immobile au milieu des ruines de l’église, respirant difficilement. « C’est terminé… » murmura-t-il. Il essuya le sang qui coulait sur son menton. « Cette fois, tu ne te relèveras pas. » Mais un rire résonna au loin. Un rire grave, presque joyeux, qui traversa la fumée. Hyde se figea. « Impossible… » Au milieu des décombres, une silhouette se tenait debout. Cornelius. Son bras droit et son épaule étaient gravement blessés, son costume était déchiré, et son corps tremblait sous la douleur. Pourtant, il riait. Des larmes de joie coulaient même le long de ses joues. « ENFIN ! » hurla-t-il. « UN ADVERSAIRE QUI NE SE CASSE PAS EN DEUX COUPS ! » Hyde resta silencieux. Cornelius leva lentement la tête. « Un jouet que je peux casser sans m’en soucier… » Son sourire s’élargit. « Tu es prêt, Hyde ? Parce que je vais te donner un avant-goût de mon univers. » Puis, sous le regard horrifié de son adversaire, Cornelius attrapa son bras blessé et le remit en place dans un craquement sec. Il fit ensuite rouler son épaule, comme s’il venait simplement de se remettre une veste mal ajustée. « Voilà. Maintenant, je suis présentable. » Hyde recula d’un pas. « Tu es le dernier des abrutis… » Cornelius inclina la tête. « Et pourtant, tu es toujours là à me parler. C’est que tu dois apprécier ma compagnie. »

Le combat des monstres — Quand le village devient un champ de bataille

Les deux adversaires se jetèrent l’un sur l’autre. Leurs poings s’entrechoquèrent dans une explosion d’énergie qui fit trembler le sol. Cornelius frappa Hyde au visage, qui répondit par un coup au ventre. Les deux hommes furent projetés en arrière, mais aucun ne s’arrêta. Ils repartirent immédiatement à l’assaut. Leurs mouvements étaient si rapides que leurs silhouettes semblaient se multiplier dans la fumée. Chaque coup faisait exploser l’air autour d’eux. Chaque impact provoquait une onde de choc qui fissurait les murs, soulevait les débris et faisait trembler les fondations des maisons encore debout. Cornelius esquiva un coup de pied, pivota et frappa Hyde au menton. Hyde recula de plusieurs mètres, puis disparut avant de réapparaître au-dessus de lui. Son genou s’abattit sur le crâne de Cornelius, qui fut projeté dans le sol. Un cratère se forma sous son corps. Hyde retomba à quelques mètres de là, puis tendit la main. Une décharge noire jaillit de ses doigts. Cornelius roula sur le côté et évita l’attaque de justesse. « Tu sais, Hyde… » lança-t-il en se relevant. « Je commence à comprendre pourquoi tu es aussi désagréable. » Hyde le fixa. « Et pourquoi donc ? » Cornelius essuya le sang qui coulait sur sa joue. « Parce que tu as probablement grandi sans personne pour te dire que tu étais un gros con. » Hyde hurla et se précipita sur lui. Cornelius esquiva, frappa, recula, puis repartit à l’attaque. Le combat continua pendant plusieurs minutes, sans qu’aucun des deux ne semble capable de prendre définitivement l’avantage. Les éclairs noirs de Cornelius illuminaient les rues, tandis que l’aura de Hyde avalait peu à peu les lumières restantes. Au-dessus d’eux, les nuages s’amoncelaient, et le tonnerre grondait de plus en plus fort. Puis Cornelius leva les yeux vers le ciel. « Oh… Tu sais ce qui serait vraiment drôle ? » Hyde, essoufflé, le fixa avec méfiance. « Quoi encore ? » Cornelius sourit. « Si la foudre te tombait dessus. » Il leva la main. Un éclair noir fendit le ciel et s’abattit sur Hyde dans une explosion assourdissante. Le sol se fissura sous ses pieds. Une colonne de lumière sombre illumina le village. Hyde fut projeté en arrière, mais il parvint à esquiver le dernier impact en se téléportant à quelques mètres de là. Il retomba à genoux, le souffle coupé. Cornelius éclata de rire. « Ah ! Tu as esquivé ! Je suis presque fier de toi ! »

L’aveuglement — Le sourire de Cornelius dans les ténèbres

Hyde se releva lentement. Son visage était couvert de poussière, et ses yeux brûlaient d’une haine profonde. « Tu crois vraiment pouvoir continuer à plaisanter ? » Cornelius haussa les épaules. « Honnêtement ? Oui. » Hyde tendit les deux mains vers lui. Une énergie noire se rassembla entre ses doigts, puis se transforma en une onde qui traversa la rue. Cornelius sentit immédiatement quelque chose changer. La lumière disparut de ses yeux. Le monde devint noir. Il ne vit plus les ruines, ni les bâtiments, ni son adversaire. « Oh… » murmura-t-il. « Tu m’as rendu aveugle. » Hyde apparut derrière lui. « Pour un certain temps, tu ne verras plus rien. » Cornelius resta immobile, puis soupira. « Tu sais, j’ai déjà rencontré des gens qui ne voyaient pas grand-chose… Mais toi, tu viens de battre un record. » Hyde frappa. Mais au moment où son poing allait atteindre le visage de Cornelius, celui-ci pivota brusquement et attrapa son bras. Hyde écarquilla les yeux. « Quoi ?! » Cornelius serra les doigts. Un craquement retentit. Le poignet de Hyde se brisa sous la pression. « Aïe », dit Cornelius avec un calme insultant. « Ça doit faire mal. » Hyde poussa un cri de rage et tenta de se dégager, mais Cornelius le projeta contre un mur. Le bâtiment s’effondra partiellement sous le choc. Cornelius resta immobile quelques secondes, puis tourna légèrement la tête dans sa direction. « Bon, Hyde… » Son sourire réapparut. « On arrête les petits jeux ? » Hyde se redressa lentement, son bras blessé pendant le long de son corps. « Tu veux voir ma véritable puissance ? » Cornelius hocha la tête. « Depuis le début, mon cher. »

Le véritable visage de Hyde — L’apparition du démon

L’air devint soudain glacial. Les flammes qui brûlaient encore dans les ruines s’éteignirent les unes après les autres. Le brouillard noir se mit à ramper sur le sol, tandis que les ombres des bâtiments semblaient se tordre dans des directions impossibles. Hyde baissa la tête. Son corps se mit à trembler. Des fissures sombres apparurent sur sa peau, et une énergie noire s’échappa de son torse. Cornelius, toujours aveugle, resta immobile. Il sentait la pression augmenter à chaque seconde. L’aura de Hyde devenait si lourde qu’elle semblait écraser le village entier. Puis un bruit étrange résonna. Comme un rire. Un rire profond, déformé, qui semblait provenir de plusieurs endroits à la fois. Hyde releva lentement la tête. Son visage avait changé. Ses yeux étaient devenus presque entièrement noirs, et son sourire s’étirait d’une manière inhumaine. « Tu voulais voir ma véritable puissance… » murmura-t-il. « Alors regarde bien, Cornelius. » Une onde d’énergie balaya la rue. Les pierres se soulevèrent du sol. Les bâtiments tremblèrent. Des fissures apparurent dans les murs, et le brouillard se mit à tourner autour de Hyde comme une tempête vivante. Cornelius sentit cette puissance l’envahir. Pour la première fois depuis le début du combat, son sourire se figea légèrement. « Oh… » murmura-t-il. « D’accord. Là, c’est un peu plus intéressant. » Hyde disparut. Une fraction de seconde plus tard, sa main transperça l’estomac de Cornelius. Le choc fut si violent que le corps de celui-ci se souleva dans les airs. Cornelius ouvrit la bouche, mais aucun son ne sortit. Hyde le fixa avec un sourire glacial. « Tu as assez joué. » Puis il projeta Cornelius vers le ciel. Son corps traversa les nuages dans une explosion d’énergie noire. Hyde se téléporta à son tour et apparut derrière lui, au-dessus du village. Il leva la jambe et asséna un coup de pied monumental dans le dos de Cornelius. Le corps de celui-ci fut propulsé vers le sol à une vitesse terrifiante. Il traversa les nuages, puis s’écrasa au centre du village dans un fracas gigantesque. Le sol explosa sous l’impact. Un cratère immense se forma, et une onde de choc balaya les rues environnantes. Hyde redescendit lentement, son aura noire enveloppant son corps comme un manteau vivant. « Cette fois… » murmura-t-il. « Tu ne te relèveras pas. »

Le sous-sol — Le retour du roi de l’absurdité

Au même moment Lord vanity avais fais téléporter vanir au pres de arthur et suzette, bien loin de la surface, dans les galeries souterraines où les captifs avaient été retenus, Arthur serrait Suzette dans ses bras. Le jeune homme tremblait de tout son corps, son visage couvert de larmes et de poussière Suzette vennais de reprendre conscience. À côté de lui reposait Vanir, toujours inconscient après son combat contre Aurelius et Seraphine. Arthur avait tenté de le réveiller plusieurs fois, mais aucune réponse n’était venue. Il avait également essayé de rassurer Suzette, qui était épuisée et profondément bouleversée par tout ce qui venait de se produire. « Ça va aller… » murmura Arthur d’une voix tremblante. « On va s’en sortir. Je te le promets. » Suzette s’accrocha à lui. « Arthur… Cornelius… » Elle n’arrivait même plus à terminer sa phrase. Arthur ferma les yeux. Il savait que son ami affrontait Hyde, et il savait aussi que le combat devait être terrible. Puis une vibration parcourut les galeries. Un grondement sourd résonna dans les murs. Arthur releva brusquement la tête. « C’était quoi, ça ? » Une deuxième explosion retentit, beaucoup plus proche. De la poussière tomba du plafond. Vanir resta immobile. Suzette serra plus fort Arthur. « Arthur… J’ai peur. » Il posa doucement une main sur son épaule. « Moi aussi. » Il inspira profondément, puis tenta un sourire. « Mais si je dois mourir aujourd’hui, je préfère éviter que ce soit écrasé par un plafond. Ce serait vraiment une mort de merde. » Suzette laissa échapper un petit rire malgré elle. Mais ce rire disparut presque aussitôt lorsqu’un grondement gigantesque fit trembler le sol. Une fissure apparut dans le plafond de la galerie. Puis une deuxième. Et soudain, quelque chose traversa les couches de pierre au-dessus d’eux. Une silhouette. Un corps projeté à une vitesse folle. Les murs explosèrent. Les débris tombèrent autour d’Arthur et de Suzette. Une masse s’écrasa au milieu de la galerie dans un bruit assourdissant. Arthur hurla et protégea Suzette de son corps. Pendant plusieurs secondes, ils ne virent rien à cause de la poussière. Puis, lentement, celle-ci commença à retomber. Arthur leva les yeux. Au centre du cratère, un homme était étendu sur le sol. Son costume noir était déchiré, son corps couvert de blessures, et une immense flaque de sang s’étendait autour de lui. Arthur resta figé. « Non… » murmura-t-il. Suzette porta une main à sa bouche. « Cornelius… » Arthur se précipita vers lui, les larmes aux yeux. « CORNELIUS ! HÉ ! RÉVEILLE-TOI ! » Il tomba à genoux à côté de son ami et posa une main tremblante sur son épaule. « Allez… Fais pas ça… Tu m’as promis qu’on rentrerait tous ensemble… » Sa voix se brisa. Il serra les dents, incapable de retenir ses larmes. « Putain… Cornelius… » Puis, dans un souffle presque inaudible, il ajouta : « Je t’en supplie… Ne me laisse pas tout seul. » Suzette utilise ses dernière force s’agenouilla près de lui, les yeux remplis de larmes. Elle posa ses mains sur le corps de Cornelius et tenta de faire circuler son énergie magique. Mais elle sentit immédiatement à quel point ses blessures étaient graves. Son souffle était faible. Son aura presque éteinte. Vanir, toujours inconscient, ne pouvait pas leur venir en aide. Arthur baissa la tête. « Non… Non, non, non… » Il serra Cornelius contre lui. « Tu peux pas mourir maintenant ! Pas après tout ce qu’on a vécu ! » Sa voix résonna dans les galeries, puis se perdit dans le silence.

Le dernier avertissement — Le démon approche

Au-dessus d’eux, dans les ruines du village, Hyde observait le cratère qu’il venait de créer. Il savait que Cornelius avait été projeté jusque dans les profondeurs. Il savait également que les autres survivants se trouvaient quelque part sous ses pieds. Un sourire lent apparut sur son visage. « Voilà qui est intéressant… » murmura-t-il. Il leva la tête vers le ciel. Les nuages noirs tournaient toujours au-dessus du village, et les éclairs illuminaient les ruines à intervalles réguliers. Hyde fit un pas en avant. Puis un autre. « Arthur… » souffla-t-il. « Suzette… Vanir… » Il laissa échapper un rire sinistre. « Vous avez vraiment cru pouvoir m’échapper ? » Son aura se répandit dans les rues, traversant les murs et les fondations, comme une présence vivante qui cherchait ses prochaines victimes. Dans les galeries, Arthur sentit soudain un frisson lui parcourir le dos. Il releva lentement la tête. Son visage était couvert de larmes, mais son regard avait changé. Il savait que Hyde approchait. Il savait également que Cornelius ne pouvait plus se battre. Suzette se plaça près de lui, malgré ses blessures et son épuisement. Elle posa une main sur son bras. « Arthur… Qu’est-ce qu’on va faire ? » Arthur regarda Cornelius, puis Vanir. Il serra les poings. « Je vais les protéger. » Sa voix tremblait, mais elle était ferme. « Je vais protéger tout le monde. » Un grondement résonna au-dessus d’eux. Des pierres se détachèrent du plafond. Puis une voix glaciale traversa les galeries. « Je vous ai trouvés. » Arthur se figea. Suzette retint son souffle. Au fond du tunnel, une silhouette apparut dans le brouillard noir. Hyde. Son sourire était immense. Ses yeux brillaient d’une lueur maléfique. Il regarda Arthur, puis Cornelius, puis Vanir. « Alors… » murmura-t-il. « Qui veut mourir en premier ? » Arthur se redressa lentement, se plaçant devant ses compagnons. Ses jambes tremblaient, son cœur battait à toute vitesse, mais il ne recula pas. « Tu vas devoir passer sur moi. » Hyde inclina légèrement la tête. « Avec plaisir. » Puis les ténèbres envahirent la galerie.

Fin du Chapitre 36/70.


j'avoue ses super long les prochain chapitre seront bien moin long et vraiment trés violent ... en décembre les 31 article du calendrier de l'avant verront le jours ^^' noel nouvelle ans  ainsi que la fin de l'arc et le début de l'arc de la capital .... arthur ont compte sur toi !!! 

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